Aujourd’hui, le dépistage final dans la zone de surveillance Tongeren-Borgloon a été achevé avec des résultats favorables.
En conséquence, cette zone pourra être levée la semaine prochaine, dans la nuit du lundi 2 au mardi 3 novembre. Cette partie du territoire ne sera alors plus soumise qu’aux mesures générales applicables à l’ensemble du territoire.
Le dépistage final dans la zone de surveillance de Balen sera organisé la semaine prochaine. Si les résultats sont également favorables, cette zone pourra être levée comme prévu dans la nuit du vendredi 6 au samedi 7 novembre.
Au cours des dernières semaines, la situation favorable observée durant les mois d’été s’est nettement dégradée et l’on peut désormais considérer que la nouvelle saison de grippe aviaire a commencé. Tout d’abord, le long des routes migratoires menant vers notre pays, l’Allemagne et le Danemark ont à nouveau enregistré une augmentation significative du nombre de contaminations chez les oiseaux sauvages ainsi que de foyers dans les élevages de volailles. Entre-temps, le virus circule également aux Pays-Bas: au cours de la semaine écoulée, trois foyers y ont été confirmés dans des exploitations avicoles et un nombre nettement plus élevé d’oiseaux sauvages infectés y a également été détecté. En raison de la baisse des températures dans le nord de l’Europe, de plus en plus d’oiseaux migrent actuellement vers notre pays.
À ce jour, en Belgique, seules des contaminations chez des oiseaux sauvages ont été confirmées à Louvain et à Gand, mais il est probable que d’autres cas soient rapidement détectés. Les oiseaux sauvages contribueront ainsi à une augmentation importante de la pression virale dans l’environnement et, par conséquent, aux abords de tous les élevages de volailles et des parcours extérieurs d’oiseaux. Cette situation défavorable devrait se maintenir dans les mois à venir, comme cela a déjà été le cas les années précédentes. Il est encore trop tôt pour déterminer si nous nous dirigeons vers une saison sévère de grippe aviaire, mais les premiers indicateurs ne sont pas encourageants.
Dans ce contexte, l’AFSCA estime qu’il est nécessaire de renforcer à nouveau la protection de nos élevages d’oiseaux contre l’introduction directe ou indirecte des virus de l’influenza aviaire par les oiseaux sauvages. L’Agence alimentaire a dès lors demandé au ministre Clarinval d’adapter les mesures préventives à cette évolution défavorable de la situation. Il a notamment été proposé de réinstaurer l’obligation de confinement ou de protection par filet de tous les oiseaux détenus dans les établissements enregistrés.
Dans l’attente de l’approbation de ces mesures supplémentaires par le ministre Clarinval, j’appelle chacun à faire preuve de la plus grande prudence lors de toute activité dans et autour des bâtiments d’élevage et des parcours extérieurs. Les mesures de biosécurité doivent à nouveau être appliquées de manière rigoureuse et l’accès aux espaces hébergeant des animaux doit être limité à ce qui est strictement nécessaire au bon fonctionnement de l’exploitation. Lors du desserrage des poulets de chair, une attention particulière doit être portée à la prévention de toute introduction du virus dans les bâtiments. En effet, le virus de l’influenza aviaire peut encore se développer et se manifester au cours de la semaine durant laquelle des oiseaux sont maintenus dans le bâtiment avant leur départ à l’abattoir.

